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Homard / Beurre-persillé

Il y a moyen de se faire vraiment très plaisir à moindre coût et sans se défoncer en cuisine.
Prenez par exemple ces queues de homard (vendues crues et congelées).

Confectionnez un petit mélange avec:

  • 200 gr de beurre pommade
  • 1 échalotte
  • 1 demi bouquet de persil finement émincé
  • 4 gousses d’aïl écrasées
  • sel/poivre

Faites décongeler les queues de homard gentiment dans l’eau froide, égoutez-les en les réservant au frais.
Avec votre couteau demi-chef, faites une découpe dans la carcasse et la chair mais pas sur toute l’épaisseur, laissez le bas intact pour garder une certaine tenue. Garnir l’incision de votre préparation beurre/aïl/persil/échalote. Réservez au frais jusqu’à la cuisson.
Enfournez 15 à 20 minutes à 180°C (selon la taille des queues) et voilà, vous êtes un chef.
Cette entrée s’accompagne bien sûr de quignons de pain.

Qu’est-ce qu’on boit la dessus ?

La chair du homard, la mâche/texture de celle-ci demande un vin à la fois sur la fraîcheur, la richesse et l’élégance.

Lors de la réalisation de cette recette, nous avons provoqué en Duel deux chardonnay.
Le premier, en IGT Salento, la cuvée Numen de la maison Paololeo, en provenance des Pouilles. Passerillage sur pied, 2 mois d’élevage sur lies en fût de chêne. Charnu, fruité, ample.
Le second, en AOC Meursault de la maison Parigot. Un travail d’extraction peut-être moins exubérant et plus classique, élevage à la bourguignonne révélant de belles notes toastées, beurrées comme on en attend de cette appellation.

Les deux vins avaient le potentiel de fraîcheur et d’opulence souhaité.
Personnellement, l’élevage bourguignon soutenait davantage le côté grillé au four de ce noble crustacé.
A défaut de Meursault, d’autres belles appellations de Bourgogne (en blanc bien entendu): Chassagne-Montrachet ou Pouilly-Fuissé
Dans la vallée du Rhône, un beau viognier (Condrieux)
En Loire, un beau chenin sec dans la région de Vouvray ou Montlouis
Dans le Languedoc, il y a moyen aussi de trouver de belles pépites à base de ces cépages ou alors (et la je prêche pour ma chapelle), dans le vignoble du Sud-ouest, en Comté tolosan, le sec du Clos de Jean-Luc Baldès.
Ou encore… Au Liban sur cette cuvée EL white d’Ixsir (Chardonnay / Viognier).